Chronologie de la crise séparatiste qui a agité l'archipel des Comores entre 1997 et... aujourd'hui, puisque le Président Bacar, dont le mandat s'achevait en 2007, refuse de quitter son siège.
Dernière modification le : Jeudi 3 Janvier 2008 à 13:10:45.
La crise séparatiste d'Anjouan de 1997
La crise séparatiste d'Anjouan de 1997
CHRONOLOGIE DE LA CRISE
Dernière mise à jour : janvier 2008
1997
3 août - Déclaration unilatérale de l'indépendance d'Anjouan.
5 août : Abdallah Ibrahim est élu président de l'Etat d'Anjouan
11 août : Mohéli proclame son indépendance. Elle réintègrera le gouvernement central en 1998.
3-5 sept : Le débarquement de l'armée comorienne se solde par un échec et doit se replier devant la détermination des séparatistes.
9 sept : Mohamed Taki Abdoulkarim prend le pouvoir à Moroni.
26 oct : Les 99,47% de "Oui" au référendum organisé sur l'île entérinent l'indépendance
10-13 déc : Échec de la conférence de réconciliation organisée sous l'égide de l'O.U.A. (Organisation de l'Unité Africaine)
1998
28 février - Adoption par les Anjouanais d'une constitution propre à l'île. Mise en place des institutions.
9 nov. : Tadjidine ben Saïd Massounde assure l'intérim du pouvoir après la mort du président Taki. Il appelle à l'unité des Comores tandis que les séparatistes réaffirment leur position tout en se déclarant favorables à des liens entre états indépendants.
26 nov. Le président Abdallah échappe à une tentative d'assassinat.
5-12 déc. : Plusieurs dizaines de morts et de blessés lors d'affrontement entre factions séparatistes.
1999
219-23 avril : Conférence d'Antananarivo sous légide de l'O.U.A. pour tenter de mettre fin à la crise anjouanaise.
26-27 avril : Manifestation anti anjouanaise en Grande Comore.
30 avril : le colonel Azali Assoumani prend le pouvoir à Moroni avec l'aide de l'armée.
6 mai : Azali prête sermet comme chef d'Etat sur une constitution qu'il a lui-même promulguée.
18 mai : Reprise de la guerre des clans séparatistes anjouanais.
3 août : le lieutenant-colonel Abeid Abderamane succède au président Ibrahim après la fin de son mandat.
4 sept. : Interpellation de leaders de l'opposition à la suite de manifestations à Moroni.
3-5 sept. : Combats de rue à Mutsamudu. Un chef de milice anti séparatiste est contraint de s'exiler vers Mayotte.
21 déc. : L'O.U.A. et une dizaine de pays africains réunis à Prétoria somment la junte de ramener l'ordre constitutionnel dans l'archipel. Ils exigent qu'Anjouan signe les accords d'Antananarivo.
31 déc. : Abeid refuse d'entériner ces accords
2000
Janvier 2000 Anjouan rejette les accords d’Antananarivo par un référendum dont l’organisation est condamnée par la communauté internationale.
Février/ Mars 2000 Sanctions de l’OUA à l’égard d’Anjouan : suspension des liaisons maritimes et aériennes, des communications téléphoniques, des transferts bancaires vers l’île. Cet embargo n’a pas été ratifié par l’ONU. Il a été renforcé en juillet, à la suite du sommet de l’OUA, par un embargo maritime de l’île.
Mars 2000 Coup d’État avorté à la Grande Comore.
Août 2000 Signature le 26 août de l’accord de Fomboni (île de Mohéli) entre le gouvernement du
Colonel Azali et les séparatistes d’Anjouan. Cet accord prévoit la création d’un nouvelle
entité comorienne, les îles conservant une certaine autonomie financière et administrative.
2001
Février 2001 Un accord cadre portant sur l’organisation du nouvel ensemble (Confédération des îles des
Comores) a été signé à Fomboni le 17 février 2001 par les représentants des trois îles sous
l’égide de l’OUA.
Décembre 2001 Approbation de la nouvelle Constitution de l’Union des Comores lors du référendum du
23 décembre 2001. L’Union des Comores sera présidée à tour de rôle par un ressortissant
d’une des 3 îles, élu par l’ensemble de la population de l’archipel, pour 4 ans.
2002
Mars 2002 Le colonel Bacar est élu président d’Anjouan le 31 mars 2002.
Avril 2002 Le colonel Azali, a été élu, le 14 avril 2002, Président de l’Union des Comores
Mai 2002 Le 19 mai 2002, Mzé Abdou Soulé Elbak est élu président de Ngazidja (Grande–Comore).
2003
Décembre 2003 Accord de Transition de Moroni, signé avec la médiation de l’Afrique du Sud au titre de
l’Union africaine. Entente sur un dispositif transitoire prévoyant la fixation d’un calendrier
pour les élections législatives des îles et de l’Union, des dispositions transitoires concernant
le budget et les douanes, et la mise en place d’un comité de suivi présidé par la
Communauté internationale.
Mars / Avril
2004 Élections législatives des îles et de l’Union. Parmi les 53 sièges de l’Assemblée des îles, 42
reviennent au camp des îles, 12 à celui de l’Union, 1 indépendant occupe le dernier. Sur les
33 sièges de l’Assemblée de l’Union, le camp des îles en obtient 26, celui de l’Union 6, le
dernier revient à un indépendant (18 sont pourvus au scrutin universel direct, tandis que les
titulaires des 15 sièges restants sont élus par les Assemblées des îles). Le camp du président
ne dispose donc pas de la minorité de blocage (12 sièges).
Juin 2004 Élection de Said Dhoifir Bounou au poste de président de l’Assemblée de l’Union.
Documents d'archive concernant la crise sécessionniste de 1997: