Historique sur l'origine des populations qui vivent aux Comores. Influences culturelles et raciales
Dernière modification le : Vendredi 28 Décembre 2007 à 10:07:07.
Histoire des Comores
Histoire et peuplement des Comores
Peuplement et histoire
L'histoire du peuplement est mal connue. Les Comores ont d'abord été peuplées par des populations métissées d'Africains et d'Indonésiens ; ces derniers ont introduit la pirogue à balancier, la riziculture de brûlis et développé la culture du cocotier et de la banane plantain. Le fond de peuplement est cependant constitué de Bantous, assujettis et islamisés par des minorités arabes venues, du Xe siècle au XVIe siècle, du sud de l'Arabie et de Zanzibar. Ces « nobles » créèrent de petites villes côtières; des esclaves cultivaient leurs domaines, alors qu'une partie des premiers occupants se réfugiait dans les Hauts. Unifié à Anjouan et à Mohéli, le pouvoir était, à la Grande Comore, morcelé entre douze sultanats sans cesse en conflit. Au
XVIe siècle, les Portugais prirent temporairement
le contrôle des Comores. Au XVIIe siècle,
les navigateurs européens, en route vers les Indes, prirent l'habitude
de faire escale aux Comores. Au XIXe siècle, des
Malgaches s'établirent à Mohéli. Partout, des aventuriers
européens accaparèrent une bonne part des terres, les exactions
des planteurs provoquant des révoltes. La France dut intervenir,
mais elle ne remit pas en cause les spoliations foncières. En 1841,
les Français prirent le contrôle de l'archipel; un traité
officialisa en 1843 le rattachement de Mayotte aux possessions françaises
de l'océan Indien. De 1865 à 1886, la France établit
son protectorat sur l'archipel. Les planteurs de plantes à parfum
(jasmin, ylang-ylang) possédaient près de la moitié
de la Grande Comore, 40 % d'Anjouan, 20 % de Mohéli.
Peu à peu, beaucoup de terres furent rétrocédées.
En 1946, l'archipel put envoyer des députés au Parlement
français. À l'issue du référendum de 1958,
le statut de territoire d'outre-mer fut choisi. Le nationalisme ne se
manifesta vraiment qu'en 1972 et aboutit à l'organisation d'un
référendum, le 22 décembre 1974, qui remporta 95
% de « oui » dans l'ensemble de l'archipel, excepté
à Mayotte où le « non » l'emporta. Avec bien
des difficultés, Mayotte fut rattachée à la France
dont elle devint une collectivité territoriale. Le 6 juillet 1975,
Ahmed Abdallah, grand commerçant d'Anjouan, proclama unilatéralement
l'indépendance des Comores et, le 8, fut élu président.
Le
tombeau du premier sultan d'Anjouan à Domoni.
Les Comores ont connu une succession de régimes et de coups d'État,
dans lesquels des mercenaires français ont le plus souvent joué
un rôle essentiel: renversement du « père de l'indépendance »,
le président Ahmed Abdallah en août 1975; en 1978, renversement
de son successeur, le président Ali Soilih, par un coup d'État
d'Ahmed Abdallah soutenu par des mercenaires français et sud-africains;
assassinat d'Ahmed Abdallah en 1989. Des élections générales
portèrent alors à la tête de l'État, Saïd
Mohamed Djohar (ou Johary), mais celui-ci, âgé et versatile,
dut quitter le pouvoir en septembre 1995 après une nouvelle
invasion de l'île par des mercenaires français. En 1992,
une nouvelle Constitution fut approuvée par référendum.
En septembre 1995, le mercenaire français «Bob» Denard
tenta un nouveau coup d'État, qui fut mis en échec par l'armée
française.
En mars 1996, Mohamed Taki Abdoulkarim accéda à la
présidence de la République dans un climat politique incertain.
En proie à une grave crise économique, Anjouan et Mohéli
proclamèrent unilatéralement leur sécession de la
République fédérale des Comores en août 1997
et demandèrent leur rattachement à la France. En mai 1998,
le président M. Taki dut faire face au mécontentement général
et procéda à la destitution du Premier ministre, Nourdine
Bourhane, et à la constitution d'un nouveau gouvernement. La mort
brutale du président en novembre amena Tadjidine ben Saïd
Massounde au pouvoir. Chargé d'assurer l'intérim jusqu'à
la tenue des prochaines élections présidentielles, ce dernier
avait déjà été nommé Premier ministre
en 1996 et président du Haut Conseil de la République
des Comores, par M. Taki.