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Un journaliste a été libéré après avoir passé près de cinq mois en détention. Les médias d'Etat restent très étroitement surveillés et contrôlés par le gouvernement central du colonel Assoumani Azali.
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Dernière modification le : Jeudi 17 Novembre 2005 à 09:51:59.
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Comores
- Rapport annuel 2003
Un journaliste
a été libéré après avoir passé près
de cinq mois en détention. Les médias d'Etat restent très
étroitement surveillés et contrôlés par le gouvernement
central du colonel Assoumani Azali.
L'histoire des Comores est
parsemée de coups d'Etat et de tentatives de renversement du pouvoir
en place. Pour tenter d'y mettre fin, les autorités locales entament,
à la fin de l'année 2001, une modification de la Constitution.
Premier changement : le nom du pays devient l'Union des Comores. En mars 2002,
le chef de l'Etat sortant est élu président de la toute jeune
Union.
Habitué des coups d'Etat, le colonel Assoumani Azali connaît l'importance
des médias dans son pays. Pour preuve, le 14juin au matin, en plein bras
de fer avec le président régional de l'île de la Grande
Comore, Abdou Soulé Elbak, le chef de l'Etat déploie brusquement
l'armée autour de certains bâtiments publics de Moroni, dont la
radio nationale. Aucune explication officielle n'est fournie. Il ne fait cependant
aucun doute que le président de l'Union des Comores craint un affaiblissement
de son pouvoir central au détriment des présidents locaux des
trois îles qui composent le pays.
Quelques semaines plus tard, la situation se dégrade encore. Le 28 août,
des affrontements opposent l'armée à une centaine de partisans
d'Abdou Soulé Elbak. Le conflit a pour origine le partage du pouvoir
entre le colonel Assoumani Azali et le président de la Grande Comore.
Ibrahim Youssouf, cameraman de Radio France Outremer (RFO), est alors molesté
par cinq militaires. Sa caméra est endommagée et sa cassette saisie.
Le journaliste porte plainte pour coups et blessures, et entrave à la
liberté de la presse.
Le seul point positif de cette année politiquement mouvementée
est la libération, en février, en pleine campagne électorale,
d'Izdine Abdou Salam, journaliste de Radio Karthala. Ce reporter avait été
arrêté en novembre 2001 après avoir organisé un débat
sur le projet de la nouvelle Constitution. Plusieurs intervenants avaient alors
critiqué sévèrement le texte présenté par
les autorités.
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